Tout sur les peptides de cuivre + avis sur le baume CAIL de NIOD

12,Mai,2024 | Soins visage | 0 commentaires

Depuis plus de six mois, j’ai intégré les peptides de cuivre (aussi nommés GHK-Cu) à ma routine, en alternance avec un Rétinoïde.

J’ai opté pour le baume CAIL de NIOD (Copper Amino Isolate Lipid 1%), une version enrichie en Palmitoyl (acides gras).

C’est à juste titre, que l’on vante les effets des peptides.

Comme tous les ingrédients actifs anti-âge dont l’action est scientifiquement reconnue, ils possèdent la particularité d’être naturellement présents dans notre organisme.

Bien entendu, les sérums ou les baumes contiennent une version synthétique.

Cependant, ces molécules communiquent avec les neurotransmetteurs et les cellules (fibroblastes) de notre peau. Elles ont donc la capacité d’activer certaines fonctions, telles que la régénération cellulaire ou la production de collagène.

Quels sont les bienfaits des GHK-Cu pour la peau ? Quels sont les précautions d’usage à connaître, avant de se lancer ? Le baume CAIL 1% de NIOD tient-il vraiment ses promesses ?

Les peptides de cuivre, c’est quoi ?

Une molécule responsable de la réjuvénation cellulaire

Comme toujours, en matière de soins anti-âge, cosmétologie et science (médecine) avancent main dans la main.

A l’origine, les peptides de cuivre ont été découverts par le Docteur Loren Pickart, alors qu’il réalisait une thèse de Biochimie à l’Université de Californie. Dès 1962, il s’intéressait au processus de vieillissement.

En 1973, il découvrit que le sang de jeunes personnes (de 20 à 25 ans) produisait une molécule, responsable de la réjuvénation des cellules du foie chez des patients plus âgés : le GHK.

Elle est composée de trois acides aminés (glycine, histidine, et lysine) et de Cuivre.

Cette chaîne d’acides aminés (ou tripeptides) est naturellement présente dans le plasma humain, l’urine ou la salive.

Associée à une toute petite quantité de Cuivre (-Cu), le Dr Pickart met en exergue ses effets anti-âge en cosmétologie.

Le GHK-Cu ou les peptides de cuivre utilisés en cosmétiques sont des répliques synthétiques.

Quels peptides de cuivre choisir ?

Il existe des peptides de cuivre de première génération, et de deuxième génération : leurs usages sont un petit peu différents.

Les peptides de cuivre première génération (GHK-Cu)

Il s’agit des peptides de cuivre qui nous intéressent, ceux que le Dr Pickart a découvert en 1973.

Leur effet anti-âge est indéniable -je vous parle en détail des études juste après.

Ils sont également efficace pour la cicatrisation de la peau (chez les grands brûlés).

Ils sont incompatibles avec les acides (vitamine C, AHA, BHA, rétinoïdes, etc.). Il ne faut donc pas les associer dans la même routine.

En revanche, leur utilisation n’a rien d’exclusif pour d’autres ingrédients actifs : par exemple, rien ne vous empêche d’appliquer des AHA le matin, et des peptides de cuivre le soir.

Cette restriction est simplement liée à la fragilité de la molécule.

Le Palmitoyl-GHK-Cu (peptide de cuivre avec Palmitoyl)

Dans cette première génération de peptides de cuivre, il existe une version dérivée, qui contient du Palmitoyl.

Le Palmitoyl est un acide gras : attaché aux acides aminés, il favorise une meilleure pénétration sous-cutanée du GHK-Cu,

Son action dite « relipidante » est également formulée pour repulper le visage.

Évidemment, le Palmitoyl ne peut pas (ni aucun autre ingrédient) pallier à la fonte de la masse graisseuse faciale. Elle est partie intégrante du vieillissement naturel. Seule une prise de poids (ou éviter toute perte) et des injections (lipofilling) restaurent ces zones du visage.

Cependant, une peau bien nourrie et hydratée paraît plus « épanouie », un petit peu comme le principe d’un raison sec ou d’un fruit déshydraté.

Les peptides de cuivre deuxième génération

Formulés au début des années 1990, les peptides de cuivre deuxième génération portent la dénomination SCRP : Skin Remodelling Copper Peptides. En français, « peptides de cuivre remodelant la peau ».

Les protéines sont fragmentées, pour une meilleure pénétration sous-cutanée.

Ils sont dédiés à la reconstruction des peaux grâce à une action essentiellement cicatrisante.

En cas de brulure, d’inflammation, de rougeur, ils favorisent la reconstitution des tissus cutanés.

Différence entre les soins au Cuivre et les Peptides de cuivre

Peut-être connaissez-vous la crème Cicalfate d’Avène, réputée pour ses propriétés antiinflammatoires et cicatrisantes ? Elle est formidable pour apaiser les crises de dermite périorale, par exemple, ou d’autres problèmes de peau. Sa formule contient notamment du zinc et… du cuivre.

Cependant, les cosmétiques à base de cuivre et les peptides de cuivre sont deux types de soins différents.

Les crèmes à base de cuivre

Dans les cosmétiques dits « à base de cuivre », on trouve deux dérivés :

  • Le Cuivre PCA, connu pour ses propriétés antibactériennes et séborégulatrices. Il figure dans certaines crèmes pour l’acné, réparatrices, qui allient à la fois cuivre et zinc.
  • Le gluconate de cuivre, présent dans les crèmes apaisantes et cicatrisantes.
Les soins anti-âge aux peptides de cuivre

Les peptides de cuivre ont été élaborés pour une action bien plus ciblée. Ils possèdent deux caractéristiques, qui fondent l’efficacité réelle des soins anti-âge :

  • ils pénètrent dans en profondeur dans les différentes couches de l’épiderme ;
  • ils agissent directement au niveau des cellules.

La cicatrisation est un processus complexe de régénération cellulaire. Le cuivre joue un rôle essentiel pour la synthèse du collagène, responsable de la formation des tissus.

Associé aux acides aminés, les peptides de cuivre sont également des antioxydants.

Enfin, ils possèdent aussi des propriétés un anti-inflammatoire.

Ils sont donc bénéfiques pour lutter contre l’acné, la rosacée, l’eczéma ou les dermites atopiques.

Y-a-il des contre-indications aux peptides de cuivre ?

A priori, les peptides de cuivre ne sont pas formellement déconseillés pour certains types de peau. Comme tous les ingrédients néanmoins, des réactions indésirables peuvent se produire.

C’est pourquoi, il vaut mieux rester prudente à chaque fois que l’on introduit un nouvel ingrédient actif à sa routine. On surveille attentivement la moindre réaction (rougeur, inflammation…) pour espacer voire cesser l’utilisation du produit.

Comme toujours, je vous recommande aussi d’avoir une barrière cutanée saine, pour éviter des réactions type dermite périorale.

Ceci dit, ma peau étant sujette à ce problème, je n’ai rencontré aucune difficulté avec les peptides de cuivre. Il m’est arrivé de les utiliser malgré l’apparition d’un ou deux boutons (micro-crise). Je n’ai pas constaté d’amélioration, mais j’ai la certitude qu’il n’y eu aucune réaction négative.

Éviter le risque de Copper peptide « uglies » ou The Uglies

En effectuant mes premières recherches sur Internet, avant de me procurer un sérum à base de peptides de cuivre, j’ai eu la surprise d’apprendre l’existence d’un phénomène, nommé en anglais « copper peptides uglies » ou « The uglies » (traduction : « mochetés »).

Il s’agirait d’une violente réaction cutanée à l’application des peptides de cuivre (première génération) : une inflammation, suivie de rides et d’un relâchement de la peau. Des témoignages rapportent une perte d’élasticité, notamment sur des zones telles que le contour des yeux.

L’horreur totale. Tout l’inverse des effets anti-âge espérés !

Heureusement, tout cela serait réversible avec le temps.

A priori, cette catastrophe serait causée, chez certaines personnes, par la combinaison de plusieurs facteurs :

  • l’utilisation de peptides de cuivre deuxième génération : ils ne sont pas conçus comme un soin anti-âge mais un soin reconstructeur pour la cicatrisation ;
  • une application trop fréquente et trop généreuse de peptides de cuivre (en trop grande quantité) ;
  • la concentration en peptides de cuivre trop élevée (au-delà de 1%).

Il n’y aurait pas d’autre cause, plus « scientifique », pour expliquer cette forme d’intolérance chez certaines personnes.

Pour écarter tout risque, il mieux vaudrait utiliser les peptides de cuivre avec parcimonie (cela tombe bien, vu leur prix).

Les effets anti-âge des peptides de cuivre

En matière de soin anti-âge, les ingrédients actifs les plus efficaces possèdent généralement une particularité : ils communiquent avec les cellules disposant d’un récepteur à cette molécule.

Ainsi, ils activent certaines fonctions, et ne se limitent pas à hydrater ou nourrir la peau de manière superficielle.

L’application topique (à la surface de la peau) produit des effets en profondeur.

Les peptides de cuivre possèdent cette particularité, au même titre que la Trétinoïne ou que les Facteurs Épidermiques de croissance (EGF), par exemple.

Le GHK-Cu et la production de collagène

Une étude clinique a été menée en 2002 sur 71 femmes. Durant 12 semaines, elles ont quotidiennement appliqué des peptides de cuivre sur leur visage. Une comparaison a été réalisée avec deux autres ingrédients actifs, la Vitamine C et le Rétinol.

Les résultats sont sans appel :

  • avec le GHK-Cu, leur production de collagène a augmenté de 70 %.
  • avec la Vitamine C, de 50 %
  • avec le Rétinol, de 40 %

D’autres améliorations ont été constatées sur le raffermissement de la peau, mais aussi l’atténuation des rides profondes ou des tâches pigmentaires (hyperpigmentation).

Une étude réalisée en 2012 (in vitro) a démontré que le GHK-Cu augmentait significativement l’activité des fibroblastes, les protéines qui fabriquent le collagène, en l’espace de 24h.

Une autre étude clinique menée en 2003 avait constaté les mêmes effets, dont l’épaississement de la peau, tant au niveau du derme que de l’épiderme (couches profondes).

En effet, avec l’âge, notre peau s’amincit : les vaisseaux sanguins, les glandes sudoripares et les mélanocytes diminuent. Elle devient donc beaucoup plus fragile, sèche et sensible aux rayons ultraviolets.

Agir sur l’épaisseur de la peau contribue à préserver son capital jeunesse, en la rendant plus résistante aux agressions. On favorise aussi la régénération cellulaire.

Association du GHK-Cu et du masque à LED rouge ?

Mieux encore, en combinant le GHK-Cu avec l’exposition aux LED rouges, la production du facteur de croissance basique (EGF) des fibroblastes augmente de 230 %.

Ce sont les protéines, qui activent la régénération cellulaire : pour tout savoir à leur sujet, j’ai rédigé un article complet sur les EGF, quotidiennement inclus à ma routine.

Avec l’exposition aux lumières rouges et infrarouges, la synthèse de collagène augmente, quant à elle, à 70%.

Il est donc vivement recommandé d’appliquer vos peptides de cuivre le soir, puis de réaliser une séance avec un masque à LED rouges pour décupler leurs effets.

Un « botox » non invasif pour éviter les rides ?

Je n’ai lu aucune mention de cette propriété dans les différentes études scientifiques, gratuitement consultables en ligne. Cependant, l’information apparaît dans plusieurs sources (laboratoires cosmétiques). Je la mentionne donc avec réserve, en espérant étayer ces informations.

C’est probablement l’un des effets les plus surprenants des peptides de cuivre !

Le processus de vieillissement des muscles faciaux

Une multitude de phénomènes liés les uns aux autres déterminent l’évolution de notre morphotype avec l’âge. La structure de notre visage change, en raison de plusieurs facteurs.

Un de ces facteurs est lié au vieillissement de nos muscles faciaux.

Dans leur article publié en 2009, Les Annales de Dermatologie soutiennent qu’avec l’âge, nos muscles raccourcissent et durcissent.

Avez-vous déjà remarqué, par exemple, que votre mâchoire était serrée ? Ou bien que vos sourcils étaient inconsciemment froncés ?

Cela est lié au fait que le tonus musculaire s’accroît légèrement, ce qui explique les micro-contractions qui demeurent, même lorsque le visage est au repos. Elles agissent comme des tensions.

Ces zones de tension se marquent progression par les rides d’expressions.

En outre, les contractions musculaires répétées provoquent, au fil de l’âge, un déplacement des masses graisseuses profondes -ce qui cause une perte de volume à certains endroits.

Certes, ce déplacement reste à l’échelle de dixième de millimètres, mais tout est question de précision sur un visage -l’apparition d’une ombre ou d’un creux provoque un subtil changement.

La différence entre le Botox et les peptides de cuivre

Depuis quelques années, l’on parle beaucoup du Botox : cette toxine agit sur les muscles, en réduisant les spasmes, les mouvements et les contractions, sans toutefois figer les expressions.

Parmi les quatre grandes familles de peptides, le GHK-Cu appartient à la catégorie des inhibiteurs de neurotransmetteurs.

Pour simplifier, dès que nous affichons une expression faciale, les neurotransmetteurs de la peau envoient un signal à notre cerveau, pour mouvoir les muscles impliqués. Il peut s’agir d’un tic, d’une mimique volontaire.

Un sérum, un baume ou une crème aux peptides de cuivre inhiberaient ces neurotransmetteurs et ralentirait l’envoie du signal.

Nos expressions faciles ne sont en aucun cas moins marquées ! Cependant, les contractions involontaires ou les tensions musculaires liées à l’âge seraient atténuées.

Le GHK-Cu aurait alors un effet relaxant sur les muscles du visage, un petit peu comme le botox, mais de manière non invasive : l’application topique suffit, pas besoin d’injecter un produit.

Il ne s’agit pas du seul dans sa catégorie, ni du plus puissant en la matière, mais cette propriété mérite néanmoins d’être relevée.

Des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires

Une étude publiée en Juillet 2018 par le Journal International des Sciences Moléculaires explique que les peptides de cuivre ou GHK-Cu ont la capacité de moduler l’expression de nos gênes.

Le processus de vieillissement naturel est multifactoriel, et peut-être considéré sous de nombreux angles.

Lorsque l’on s’intéresse à l’activité cellulaire de notre corps et de notre peau, on constate l’apparition d’un phénomène : l’accumulation, au fil des âges, de protéines dysfonctionnelles, endommagées ou toxiques.

En d’autres termes, on parle d’oxydation cellulaire.

Ce processus endommage, à son tour, les cellules du derme ainsi que de l’épiderme.

Or, les peptides de cuivre possèdent une action antioxydante. Ils régulent l’activité des enzymes responsables de la dégradation de ces protéines dysfonctionnelles, dans la peau.

Un rôle anti-inflammatoires pour les peaux sensibles

Le GHK-Cu possède des propriétés anti-inflammatoires reconnues.

Son application topique réduit la sécrétion de cytokine pro-inflammatoires (réponse du système immunitaire).

En conclusion de leur étude publiée en 2012, les chercheurs proposaient ainsi de remplacer l’usage topique des corticoïdes par des peptides de cuivre, pour traiter certaines affections cutanées.

Ils auraient donc une action bénéfique sur la dermite péri-orale ou d’autres soucis propres aux peaux atopiques (sensibilité, irritations, eczéma, etc.).

Le Copper Amino Isolate Lipid de Niod : mon avis

Test baume CAIL de Niod

J’ai choisi le CAIL 1% de NIOD en raison de sa comptabilité (en alternance) avec un traitement à la Trétinoïne.

En plus des peptides de cuivre, je cherchais un baume très nourrissant et relipidant pour éviter d’avoir la peau sèche.

Avant d’acheter un baume CAIL 1%, j’ai parcouru la majorité des avis donnés sur le site, et j’avoue qu’ils m’ont paru peu encourageants.

De mon côté, je n’ai heureusement rencontré aucun problème avec ma commande : le tube était neuf (opercule), plein, en parfait état, et sa date d’expiration indiquait 2025.

J’ai réalisé mon achat au moment des soldes d’hiver, et j’ai ainsi bénéficié d’une remise de -50 %. Il m’a donc coûté 42,5 € au lieu de 87 €.

La promesse de NIOD : corriger la perte de volume du visage

Grâce à des ingrédients qui stimulent la production de collagène, l’on parvient de mieux en mieux à prolonger l’apparence juvénile de la peau. Par exemple, en atténuant les rides ou en ralentissant le relâchement cutané.

Cependant, le processus de vieillissement facial est un processus dit multifactoriel.

La perte des volumes est beaucoup plus complexe : les joues se creusent, puis la zone pré-orbitale, frontale, les tempes, etc.

Notre morphologie évolue naturellement au fil du temps, avec la combinaison de plusieurs changements.

La perte de densité osseuse modifie visiblement la structure de notre visage. Elle servait également de support aux masses graisseuses, qui diminuent elles-aussi au fur et à mesure de l’âge.

Pour le moment, seule la médecine esthétique (les injections) proposent une solution pour restaurer certains volumes.

Actuellement aucun cosmétique n’a le pouvoir de stimuler nos cellules adipeuses, afin de relancer la production de masse graisseuse aux endroits désirés.

D’après NIOD, plusieurs ingrédients actifs du CAIL 1% aideraient à rendre à la peau un aspect plus pulpeux.

Copper amino isolate lipid niod
Donner un aspect plus pulpeux = corriger les apparences

NIOD emploie un vocabulaire subtil dans sa description du produit : le CAIL 1% corrigerait l’apparence de la perte de volume. Ou bien, il donnerait l’apparence d’un visage repulpé.

La marque ne nous promet donc pas de pallier à la diminution de la masse graisseuse ou de renouveler les cellules adipeuses, et tant mieux ! Ce serait impossible.

Alors, comment atténuer l’apparence de perte de volume ? Par de subtils jeux de lumières !

C’est ainsi que toutes les crèmes aspirant à « repulper le visage » fonctionnent.

Lorsque l’on parle de volumes et de creux, on pourrait tout aussi bien s’intéresser aux ombres et aux lumières. En effet, en fonction de l’éclairage, la lumière se réfléchit différemment sur une surface. Les zones creuses sont marquées par des ombres.

Il faut donc travailler sur le relâchement cutanée.

Raffermir la peau atténuerait très légèrement certains creux ou ombres. La perte de volume deviendrait alors moins flagrante.

Bien entendu, il ne faut pas escompter un résultat visible d’un coup d’œil : il ne s’agit pas d’un lifting !

Aussi, en plus des peptides de cuivre (GHK-Cu), le CAIL 1% plusieurs ingrédient actifs qui stimulent la production de collagène.

La composition du Copper Amino Isolate Lipid 1% de Niod

peptides de cuivre niod

Dans sa présentation du produit CAIL 1%, Niod explique qu’une peau d’apparence saine a besoin d’un équilibre entre trois facteurs :

  • Les glycosaminoglycans (GAGs) : des macromolécules glucidiques (sucres) notamment responsables de la croissance des cellules, de leur prolifération et de la cicatrisation. L’acide hyaluronique appartient à cette grande famille ;
  • Des protéines telles que le collagène et l’élastine : elles assurent l’élasticité de la peau ;
  • Une certaine dose de lipides à la surface de l’épiderme (corneocytes, adipocytes, and sebocytes). Il n’est pas ici question des masses graisseuses faciales.

Le CAIL 1 % entend respecter cet équilibre et cibler tous les besoins de notre peau.

En plus des peptides de cuivre (GHK-Cu), trois autres autres ingrédients anti-âge majeurs composent ce baume.

Note : Ces ingrédients ne figurent qu’en infime quantité dans le baume : ils se trouvent en fin de liste INCI, après les 1% de GHK-Cu.

L’extrait de racines de Vétivier ou l’acide zizanoïque

Les racines de Vétivier sont très utilisées dans la médecine Ayurvédique en raison de leur richesse en antioxydants.

Leur action est multiple :

  • Elles inhibent la production de mélanine, ce qui diminue l’hyperpigmentation et clarifie le teint ;
  • Elles apaisent les inflammations et les peaux irritées ;
  • Elles neutralisent les radicaux libres (teint terne et rides) ;

Elles contiennent aussi des actifs cicatrisants, qui stimulent la production de collagène.

NIOD affirme que l’extrait de Vétivier incorporé au CAIL 1 % améliorerait l’apparence du volume cutanée : notez que l’on parle bien « d’apparence » ou d’aspect.

Un ingrédient breveté : le complexe Dihydrodiisoeugenol

J’ai tâché de comprendre ce que signifie ce nom étrange, mais les informations demeurent bien rares.

Le dihydro di-isoeugenol (de son abréviation DHIE) est une molécule naturellement présente dans plus de 17 plantes (herbes, fruits et racines).

Elle les aide à se défendre contre des micro-organismes ou les insectes.

Elle possède des propriétés antiinflammatoires, antioxydantes, anti-cancéreuses et anti-microbiennes.

Hélas, impossible de dénicher d’autres précisions sur le sujet.

NIOD aurait donc mis au point une version breveté et plus complexe de cette molécule :

[…] une nouvelle approche à multiples facettes pour améliorer la résilience de la peau en utilisant un double mode d’action […]. Ce complexe vise à contrecarrer la diminution du tissu adipeux en améliorant l’élasticité et la fermeté de la peau ».

Le CAIL 1 de NIOD

En d’autres termes, cette mystérieuse molécule améliorerait surtout l’élasticité et la fermeté de la peau au niveau des joues et des mâchoire.

Une algue riche en acides aminés, l’Aphanizomenon Aquaflo

Le baume CAIL 1 % contient également une algue « récemment découverte », rare, particulièrement riche en minéraux, en acides aminés et en vitamines.

Cet algue aussi nommée Lanablue me semble effectivement remarquable : elle agit comme le rétinol sans les effets secondaires (sècheresse, irritation, etc.).

Comment cela est-il possible ? Parce que sa structure communique avec nos propres cellules, exactement comme les rétinoïdes, ainsi que je l’expliquais dans mon article sur la Trétinoïne.

Nos cellules épidermiques ont la capacité de « capter » l’acide rétinoïde : celui-ci leur envoie une sorte de message, qui favorise leur renouvellement ou la production de collagène.

L’Aphanizomenon Aquaflo agit également sur la restauration et la protection de la barrière cutanée.

C’est une bonne nouvelle car une barrière cutanée saine est notamment indispensable à la tolérance des cosmétiques appliqués -en plus de donner à la peau une apparence saine.

Comment intégrer le CAIL 1% de NIOD à sa routine ?

intégrer peptides de cuivre routine anti age

La photo montre la quantité de produit que j’ai utilisé en l’espace de 6 mois. Il me reste environ deux tiers du tube (15 mL).

La contenance du tube : 15 mL

Au premier abord, cela peut sembler un peu choquant mais le tube ne contient que 15 mL de produit. C’est microscopique, surtout à ce prix-là.

Je vous rassure tout de suite sur le sujet : il dure environ 8 mois à un an.

Le CAIL 1% est un baume que l’on applique en toute petite quantité -pas seulement par souci d’économie mais par nécessité.

Sa texture n’est pas comparable à un sérum ou à une crème -il se situe entre les deux.

Il s’agit d’un actif très puissant, comme la Trétinoïne -les tubes contiennent 30 mL de produit et me durent deux ans…

Une micro-goutte est largement suffisante pour prodiguer tous ses bienfaits. Je vous détaille l’application (en photo) plus bas.

Après quatre mois, à raison d’une utilisation un jour sur deux, il me reste plus des deux tiers du tube.

Note : Il est dommage que NIOD ne précise pas les précautions d’usage pour limiter la quantité de baume utilisé.

Sensorialité du produit CAIL 1%

Le produit est de couleur bleuté translucide, car les peptides de cuivre sont naturellement bleus.

Le CAIL 1% laisse une fine pellicule grasse sur le visage : elle n’est pas poisseuse, ni collante. La peau l’absorbe progressivement, en une dizaine de minutes.

Cette sensation n’est pas gênante pour réaliser une séance avec un masque LED rouges : il suffit d’attendre un petit peu avant de commencer.

Il me semble détecter un très léger parfum. Il s’estompe rapidement.

Quand utiliser les peptides de cuivre ?

Les peptides de cuivre s’appliquent uniquement le soir.

Le CAIL 1% est conçu pour être utilisé tout seul, sans aucun autre produit avant ou après. Il agit comme un masque de nuit, profondément nourrissant et réjuvénant.

Il ne me semble pas du tout irritant ni asséchant.

On peut donc l’intégrer quotidiennement à sa routine, ou bien choisir d’alterner avec d’autres ingrédients actifs en fonction des jours.

Dans cette optique, j’applique le CAIL 1% un soir sur deux :

Soir 1 :

  • Sérum anti-âge EGF BioEffect
  • Power Crème BioEffect
  • Trétinoïne 0,05 %

Soir 2 :

  • CAIL 1 % de NIOD (peptides de cuivre)

Je réalise ensuite une séance avec le masque LED Rouges de Currentbody.

Quelle quantité appliquer ? Mes précautions d’usage

Le CAIL 1% ne s’applique pas commence une crème hydratante classique.

Une très petite quantité est suffisante pour l’ensemble du visage.

La texture est huileuse. Une goutte s’étale donc très bien sur la peau : on peut l’étirer facilement et la répartir.

peptides de cuivre anti age

Ne pressez surtout pas le tube.

Lorsque vous ôtez l’opercule ou le bouchon (lorsque le tube est plein), un petit peu de produit forme une goutte au niveau du bouchon. Il s’écoule tout seul.

Pour éviter toute perte, je prélève uniquement ce qui sort de l’ouverture, sans appuyer. Je remets immédiatement le tube à la verticale et je referme le bouchon.

J’étale la dose sur un tiers de mon visage, et je recommence l’opération.

Je penche doucement le tube, sans pression, pour recueillir une nouvelle dose.

Je recommence ainsi trois fois (joue droite puis gauche avec menton/zone périorale et front).

Ce détail a toute son importance, pour éviter le gaspillage.

Au bout de quatre mois, la quantité de produit a diminuée. Aussi, j’ai appuyé une fois très légèrement sur le tube : dans la mesure où le contenant est métallisé, il ne reprend pas sa forme initiale. C’est tout.

La substance coule donc à nouveau toute seule, pendant quelques semaines, et je n’ai qu’à prélever l’excédent, après ouverture du bouchon.

Les résultats du CAIL 1 % de NIOD (6 mois après)

resultats peptides de cuivre

En toute franchise, j’ai beaucoup de difficultés à mettre en exergue des résultats précis.

La photo est réalisée sans retouche, sans maquillage, en lumière extérieure et focalise sur la texture de la peau : je ne constate aucun changements depuis plusieurs mois.

En effet, ma routine comprend quotidiennement deux autres ingrédients actifs merveilleux : la Trétinoïne et les EGF (Facteurs de croissance épidermique).

Après avoir lu tant de bien sur les peptides de cuivre, j’ai souhaité les intégrer à ma routine sous la forme d’un baume enrichi en lipides.

Une excellente tolérance pour ma peau sensible

Ma peau a tout de suite apprécié ce nouveau produit. Je n’ai noté aucune réaction négative, même lorsque j’ai traversé une micro-crise de dermite péri-orale (deux boutons).

La tolérance est donc parfaite, point essentiel à mes yeux.

Plus j’utilisais le baume CAIL 1 %, plus il apaisait et nourrissait ma peau. Au début du « traitement », le lendemain de chaque application, il était nécessaire de mettre rapidement ma crème de jour, car je ressentais de légers tiraillements.

Au bout de plusieurs semaines, après une nuit avec le CAIL 1%, ma peau semblait encore hydratée, même au réveil.

Un combo efficace en alternance avec la Trétinoïne

Ma peau s’est également habituée plus rapidement à la Trétinoïne, dès que j’ai introduis le baume de NIOD.

En l’espace de deux semaines environ, j’ai adopté ma routine actuelle : un soir Trétinoïne / un soir peptides de cuivre.

A titre de comparaison, au début de mon traitement à la Trétinoïne, il ne m’était pas possible d’alterner un soir sur deux.

Mon teint reste lumineux, sans plus aucune texture (même en fin de journée et même avec une crème solaire par-dessus). Cependant, ces bienfaits pourraient être tout aussi bien attribués à la Trétinoïne et aux EGF.

Impossible de dire si le CAIL 1% agit sur la perte de volume

Au sujet du volume cutanée et du raffermissement, aucune différence n’est remarquable, comme avec n’importe quel autre cosmétique.

Et pour cause ! Les soins anti-âge ont avant tout vocation à ralentir la marche inéxorable du temps -pas à le « remonter ». Ils préservent notre capital « jeunesse ».

A ce sujet, je suis plutôt satisfaite dans la mesure où je n’ai pas constaté l’apparition de nouveaux « signes de l’âge » (ride, relâchement, perte de volume).

Vais-je racheter ce baume une fois terminé ?
peptides de cuivre ghk-cu anti age

Il est très probable que je maintienne les peptides de cuivre dans ma routine. En revanche, j’ignore si je rachèterai le Copper Amino Isolate Lipid 1% de Niod.

Je regarderai s’il existe d’autres sérums ou d’autres baumes, à la concentration peut-être plus élevée en ingrédients actifs.

Cet article sera remis à jour pour vous tenir informées.

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